Centre d’Excellence régional de lutte contre la Faim et la Malnutrition (CERFAM) : l’institution désormais propriété exclusive de la Côte d’Ivoire
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Chaque année, le 1er mars, l’Afrique se réunit pour célébrer la Journée Africaine de l’Alimentation Scolaire (JAAS), soulignant ainsi le rôle transformateur des repas scolaires dans l’éducation, la nutrition et le développement socio-économique à travers le continent. Le thème de cette année, « Une décennie d’alimentation : célébrer le passé, assurer un avenir juste « , est une occasion de revenir sur les réalisations accomplies, d’aborder les défis persistants et de réaffirmer notre engagement à garantir à chaque enfant l’accès à un repas scolaire nutritif. L’alimentation scolaire : Une décennie de progrès Au cours des dix dernières années, les programmes d’alimentation scolaire se sont imposés comme un levier essentiel pour l’inclusion éducative, la santé des enfants et la résilience des communautés. En reliant les cantines scolaires aux chaînes d’approvisionnement agricole locales, ces programmes ont non seulement favorisé la scolarisation et amélioré les performances académiques, mais ils ont aussi créé des opportunités de marché stables pour les petits producteurs, notamment en milieu rural. Malgré un engagement croissant des pays africains en faveur des programmes d’alimentation scolaire basés sur la production locale, des défis importants subsistent pour élargir la couverture et atteindre les enfants les plus vulnérables. Actuellement, 65,9 millions d’enfants[1] à travers l’Afrique bénéficient de ces programmes, contre 38,4 millions en 2013. Toutefois, malgré ces avancées, des défis persistent. Une agricultrice travaille dans son champ de riz à Koarhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire. ©CERFAM Éducation et nutrition : Une combinaison gagnante Des écoliers mangent à la cantine d’une école primaire à Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire. ©CERFAM Le lien entre la nutrition et l’apprentissage est indéniable : un enfant bien nourri est plus concentré, apprend mieux et réussit davantage à l’école. Les repas scolaires contribuent à une augmentation de 9 % des inscriptions et à une amélioration de 8 % du taux de présence[2]. En Afrique de l’Ouest et du Centre, ces programmes constituent une réponse essentielle aux crises simultanées de l’éducation et de la nutrition. En fournissant aux enfants des repas nutritifs à base de produits locaux, ces initiatives soutiennent un accès équitable à une éducation de qualité, en parfaite cohérence avec l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, qui vise à construire des systèmes éducatifs inclusifs et résilients à travers le continent. Bénéfices économiques et sociaux : Autonomiser les communautés Le Centre d’Excellence Régional contre la Faim et la Malnutrition (CERFAM), placé sous l’autorité de la Vice-Présidence de la République de Côte d’Ivoire, joue un rôle clé dans la promotion et la diffusion des bonnes pratiques en matière d’alimentation scolaire sur le continent. En tant que pôle régional de partage des connaissances, le CERFAM accompagne les pays africains en : ✅ Facilitant la coopération Sud-Sud et triangulaire, permettant des échanges entre pairs, où les pays africains partagent leurs expériences et bonnes pratiques en matière de modèles d’alimentation scolaire basés sur la production locale. ✅ Mobilisant un appui politique et technique, en aidant les gouvernements à élaborer, affiner et mettre en œuvre des politiques nationales d’alimentation scolaire, à l’image de la Loi Nationale sur l’Alimentation Scolaire du Bénin en 2023. ✅ Renforçant les approches fondées sur des données probantes, en documentant les bonnes pratiques et en promouvant les communautés de pratique pour améliorer la conception et l’évaluation des programmes d’alimentation scolaire. ✅ Mobilisant les partenariats et plaidoyers, en réunissant gouvernements, partenaires financiers et techniques, acteurs du secteur privé et société civile pour bâtir des systèmes d’alimentation scolaire plus solides et durables, au service de l’éducation, de la santé et du développement économique. Appel à l’Action : Investir dans la prochaine décennie de l’alimentation scolaire Alors que nous célébrons une décennie de progrès, la Journée Africaine de l’Alimentation Scolaire 2025 représente un appel à un investissement accru pour pérenniser et étendre ces programmes. 📌 Gouvernements: renforcer les cadres juridiques et financiers, afin de garantir que les initiatives de repas scolaires soient soutenues par l’État, correctement financées et rigoureusement suivies. 📌 Société civile et communautés locales: plaider pour des politiques qui font de l’alimentation scolaire un droit fondamental, tout en assurant l’implication des communautés dans la mise en œuvre des programmes. 📌 Bailleurs de fonds et partenaires au développement: augmenter de manière significative les financements, en particulier pour des modèles qui renforcent l’agriculture locale, et faciliter le partage d’expertise technique via des pôles régionaux comme le CERFAM. 📌 Secteur privé: développer des modèles de financement innovants, investir dans la production et les chaînes d’approvisionnement alimentaires locales, et établir des partenariats qui améliorent l’efficacité et la durabilité des programmes de repas scolaires. Avec un engagement collectif, nous pouvons construire un avenir où aucun enfant ne va à l’école le ventre vide, où chaque élève bénéficie d’un repas nutritif, et où l’alimentation scolaire demeure un pilier du développement durable en Afrique. Le moment est venu de s’engager pour une décennie de nutrition, d’éducation et de prospérité pour les générations futures. Le moment est venu de s’e[1] African Union, “African Union Biennial Report on Home-Grown School Feeding (2021–2022)” (Addis Ababa, Ethiopia: African Union Commission, 2022), https://au.int/sites/default/files/documents/40022-doc-16_03_Revised_Edited_Final_draft_AU_HGSF_Biennial_Report_2021-2022_March_2023.pdf. [2] [2] WFP, “State of School Feeding Worldwide 2022” (Rome, Italy: World Food Programme, March 21, 2023), https://www.wfp.org/publications/state-school-feeding-worldwide-2022. [3] School Feeding Worldwide 2022.”
Un dialogue continental pour valoriser les solutions africaines Abidjan, Côte d’Ivoire – L’État de Côte d’Ivoire a organisé, en collaboration avec la Commission de l’Union Africaine, le Mouvement Scaling Up Nutrition (SUN) et des organisations partenaires, à travers son Centre d’Excellence Régional contre la Faim et la Malnutrition (CERFAM), une Consultation régionale sur l’identification des bonnes pratiques des pays de l’Afrique en matière de nutrition. Cette Consultation était placée sous le haut patronage du Vice-Président de la République de Côte d’Ivoire, SEM Tiémoko Meyliet KONE, et sous la présidence du Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, M. Pierre Dimba. La rencontre, qui s’est tenue sur trois jours, du 26 au 28 novembre 2024, visait à créer un cadre d’échanges et de partage d’expériences réussies dans le domaine de la nutrition, afin d’établir un inventaire de bonnes pratiques africaines. L’Afrique fait face à des défis croissants en matière de nutrition. Pourtant, le continent regorge de nombreuses solutions qui méritent d’être connues, documentées et promues pour une mise à échelle. C’est dans ce contexte que le Président de la République, SEM Alassane OUATTARA, dans une volonté d’impulser une dynamique avec les pays africains dans la lutte contre la faim et la malnutrition, a créé le Centre d’Excellence Régional contre la Faim et la Malnutrition Ce Centre, placé sous l’autorité du Vice-Président de la République de Côte d’Ivoire, permet de répondre à la demande croissante des pays africains d’apprendre les uns des autres dans le cadre de la coopération Sud-Sud, afin de faire progresser les efforts continentaux vers la réalisation de l’Objectif de Développement Durable et ceux de l’agenda 2063 de l’Union Africaine visant à éliminer la faim et la malnutrition. Ces initiatives s’inscrivent dans la Déclaration d’Abidjan qui a couronnée l’année africaine 2022 sur la nutrition. Cette Déclaration ambitionne, entre autres, d’accélérer les investissements et les interventions multisectorielles pour mettre fin à la malnutrition sous toutes ses formes en Afrique. Dans les mots d’ouverture du Ministre ivoirien de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, lus par le Ministre ivoirien de l’enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage, M. Koffi N’Guessan, a, souligné que la Côte d’Ivoire est honorée de servir de plateforme pour ce dialogue panafricain. ‘’Cette consultation constitue un cadre essentiel pour valoriser l’expertise et les pratiques éprouvées présentes sur tout le continent afin de lutter efficacement contre la malnutrition, a-t-il déclaré. ‘‘L’identification, la documentation et surtout l’adoption de ces pratiques, qui demeurent des défis majeurs en Afrique, traduisent la ferme détermination des États africains à faire avancer l’agenda continental en matière de nutrition grâce à des solutions africaines’’, a-t-il conclut. Près d’une cinquantaine d’experts provenant des Etats africains, des agences des Nations Unies, des organisations de la société civile et des partenaires au développement ont participé à cet événement et porté la réflexion sur les meilleures solutions africaines en vue d’assurer une meilleure nutrition sur le Continent. # # # À propos de la République de Côte d’Ivoire La Côte d’Ivoire, Championne de l’Union Africaine pour le suivi de la mise en œuvre de l’agenda 2063, de l’Initiative African Leader for Nutrition (ALN), et du Mouvement mondial Scaling Up Nutrition (SUN), fait de la lutte contre la faim et la malnutrition, à travers le Président de la République, une de ses priorités dans son agenda continental et national. Il s’agit d’avoir (i) porté le plaidoyer, auprès de ses pairs, pour faire de 2022 une année africaine pour la nutrition ; (ii) créé et mis le CERFAM à la disposition de tous les Etats africains ; (iii) créé le « Prix d’excellence continental pour la promotion de la sécurité alimentaire et la nutrition » et (iv) renforcé, sous l’autorité du Vice-Président de la République, le cadre de gestion et de financement de la nutrition. # # # Pour plus d’informations, veuillez contacter : Dr Patricia NGORAN, Conseiller technique à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire, patricianty@yahoo.fr – patricia.yoboue@presidence.ci Dr Marc NENE, Directeur du CERFAM, marc.nene@cerfam.ci
Introduction Chaque 7 juin, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale sécurité sanitaire des aliments, instaurée par l’Organisation des Nations Unies et coordonnée conjointement par la FAO et l’OMS[i]. Cette journée rappelle l’importance cruciale de garantir des aliments sûrs et nutritive pour tous. En 2025, le thème « La science en action » met en lumière le rôle essentiel de la science, de l’innovation et des approches fondées sur des données probantes dans la construction de systèmes alimentaires plus sûrs, dans un monde confronté à des défis de plus en plus complexes et interconnectés. La sécurité sanitaire des aliments, un pilier de la nutrition et de la santé La sécurité alimentaire ne se limite pas à la disponibilité des aliments : elle exige que ceux-ci soient sûrs, nutritifs et adaptés à la consommation. Or, chaque année, plus de 600 millions de personnes dans le monde, soit près d’une personne sur dix, tombent malades après avoir consommé des aliments contaminés[ii]. Cette situation est particulièrement préoccupante en Afrique, où les systèmes de contrôle qualité, de surveillance sanitaire et d’alerte précoce sont souvent peu développés. Cette vulnérabilité structurelle expose les populations – notamment les jeunes enfants – à des problèmes de santé récurrents tels que les maladies diarrhéiques et la malnutrition[iii]. Les aliments non sûrs nuisent à l’absorption des nutriments, affaiblissent le système immunitaire et aggravent l’insécurité nutritionnelle, en particulier chez les enfants et les femmes enceintes[iv]. Progrès, défis et opportunités en Afrique L’Afrique a réalisé des avancées notables dans le renforcement de ses systèmes de sécurité alimentaire : développement de systèmes d’alerte précoce, harmonisation des normes alimentaires dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf)[v], promotion de pratiques agricoles durables. Cependant, des défis majeurs persistent : infrastructures de transformation insuffisantes, mauvaises conditions d’hygiène dans les marchés et chaînes du froid, usage incontrôlé de pesticides, accès limité aux technologies de détection des contaminants, fragmentation des données et des politiques entre pays. Dans ce contexte, la science est un levier essentiel pour renforcer les politiques de sécurité sanitaire. Des outils comme l’évaluation des risques microbiologiques, la traçabilité numérique, la surveillance des toxines naturelles, et les techniques innovantes de conservation et de transformation sont indispensables pour bâtir des systèmes alimentaires résilients et sûrs[vi]. Une approche multisectorielle et inclusive La construction de systèmes alimentaires sûrs nécessite une collaboration étroite entre divers acteurs : La contribution du CERFAM : un catalyseur au service de la sécurité alimentaire et la nutrition En Afrique, des institutions comme le Centre d’Excellence Régional contre la Faim et la Malnutrition (CERFAM) jouent un rôle déterminant dans le soutien à la recherche appliquée, la promotion de bonnes pratiques fondées sur des données probantes, et la mise à l’échelle de solutions innovantes adaptées aux contextes locaux. La contribution du CERFAM se manifeste à plusieurs niveaux : Conclusion La science est un moteur puissant de transformation, permettant de traduire les connaissances en actions concrètes et durables. En plaçant la science au cœur de la sécurité sanitaire, l’Afrique dispose d’une opportunité stratégique pour renforcer la résilience de ses systèmes alimentaires, améliorer les résultats nutritionnels et garantir un avenir plus sain à ses populations. La Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments nous rappelle que la sécurité sanitaire commence dans les champs, se poursuit dans les laboratoires et les marchés, et se termine dans l’assiette, déterminant le bien-être des consommateurs. Elle est façonnée par chaque décision prise tout au long de la chaîne alimentaire. Plus que jamais, il est essentiel de développer des politiques audacieuses, d’harmoniser les cadres régionaux de sécurité sanitaire, d’investir dans la recherche scientifique, de renforcer les systèmes de contrôle et de promouvoir des solutions éprouvées fondées sur les données. ————————————– À propos du CERFAM Créé par l’État de Côte d’Ivoire et bénéficiant d’un haut niveau d’adhésion politique, le Centre d’Excellence Régional contre la Faim et la Malnutrition (CERFAM) s’est imposé comme un pôle stratégique de coopération Sud-Sud, de partage de connaissances et d’assistance technique en Afrique. Depuis sa création, le CERFAM a accompli des avancées significatives en faveur de la sécurité alimentaire durable, de la nutrition et de la résilience, en cohérence avec l’Objectif de Développement Durable n°2 et l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Le mandat principal du CERFAM repose sur l’identification, la documentation et la diffusion de bonnes pratiques et d’enseignements tirés afin de soutenir l’élaboration de politiques publiques fondées sur des données probantes à travers le continent. En favorisant des partenariats solides entre les gouvernements, les agences des Nations Unies, les ONG et le secteur privé, le CERFAM facilite la collaboration régionale et le renforcement des capacités, tout en contribuant à la mise à l’échelle d’interventions à fort impact dans les domaines de la nutrition, des systèmes alimentaires, de la protection sociale et des chaînes de valeur agricoles. Références [i] FAO & OMS. (s.d.). Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments. Consulté en mai 2025, à l’adresse : https://www.fao.org/fao-who-codexalimentarius/world-food-safety-day/wfsd-homepage/fr/ [ii] Organisation mondiale de la Santé (OMS). (2022, mars). La sécurité sanitaire des aliments – Faits essentiels. Consulté à l’adresse : https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/food-safety [iii] Organisation mondiale de la Santé (OMS). (2015). Estimations de la charge mondiale des maladies d’origine alimentaire : Groupe de référence sur l’épidémiologie des maladies d’origine alimentaire, 2007–2015 (Rapport technique). Consulté à l’adresse : https://www.who.int/publications/i/item/9789241565165 [iv] Union africaine, FAO & NEPAD. (2021). Cadre continental de l’Union africaine pour les systèmes de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments en Afrique. Consulté en mai 2025, à l’adresse : https://www.fao.org/3/cb5861fr/cb5861fr.pdf [v] FAO & OMS. (2023). Science et sécurité sanitaire des aliments – Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments 2023. Consulté à l’adresse : https://www.fao.org/fao-who-codexalimentarius/world-food-safety-day/science-and-food-safety/en/ [vi] FAO & OMS. (2020). Renforcer les systèmes de sécurité sanitaire des aliments : une approche intégrée pour la santé et le développement (Rapport de la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments). Consulté à l’adresse : https://www.fao.org/documents/card/fr/c/ca9456fr [vii] FAO & WHO. (2020). Strengthening food safety systems: An integrated approach for health and development (World Food Safety Day report). https://www.fao.org/documents/card/en/c/ca9456en
ABIDJAN – La République de Côte d’Ivoire a signé, ce 3 décembre 2024, avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM), un protocole d’accord portant transfert du Centre d’Excellence Régional contre la Faim et la Malnutrition (CERFAM) à l’Etat de Côte d’Ivoire, et un accord portant fonctionnement du CERFAM. Ces accords marquent une étape importante dans la gestion du CERFAM qui devient désormais la propriété exclusive de l’Etat de Côte d’Ivoire, tout en continuant de bénéficier de l’expertise technique du PAM. La Côte d’Ivoire, dans sa volonté d’impulser une dynamique avec les pays africains dans la lutte contre la faim et la malnutrition, a créé le 5 octobre 2018 le CERFAM, avec l’appui technique du PAM. Placé sous l’autorité du Vice-Président de la République de Côte d’Ivoire, Ce centre répond à la demande croissante des pays africains d’apprendre les uns des autres dans le cadre de la coopération Sud-Sud. Le Centre a pour mission de faciliter les échanges de bonnes pratiques et les enseignements tirés aux niveaux continental, régional et national, notamment dans les domaines de la nutrition, de la sécurité alimentaire, de la résilience, de la protection sociale et de la santé. Les deux nouveaux accords ont été signés par le ministre, Directeur de Cabinet du Vice-Président de la République de Côte d’Ivoire, M. Koffi Ahoutou Emmanuel représentant l’Etat de Côte d’Ivoire, et la Directrice régionale du PAM pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Madame Margot Van Der Velden, représentant le Programme Alimentaire Mondial, en présence du ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, du ministre de l’Économie, du Plan et du Développement de la Côte d’Ivoire, et du ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle. Ces accords visent à répondre au mieux aux mission, objectifs et modèle de financement du CERFAM pour satisfaire aux besoins spécifiques des Etats. « La signature de ces accords marque une étape importante dans notre partenariat avec l’État de Côte d’Ivoire, mettant en évidence notre vision commune de la lutte contre la faim et la malnutrition » a déclaré Margot Van Der Velden, Directrice régionale du PAM pour l’Afrique de l’Ouest et centrale. « Nous sommes ravis de la confiance du gouvernement de Côte d’Ivoire à choisir le Programme Alimentaire Mondial comme partenaire clé du CERFAM. Nous nous engageons à continuer à mettre à la disposition notre expertise technique, et à accompagner la vision du gouvernement, celle de faire du CERFAM un instrument incontournable dans la lutte contre la faim et la malnutrition en Afrique. » a-t-elle précisé. Le CERFAM entend contribuer à l’atteinte de l’Objectif de Développement Durable n°2 et des aspirations de l’agenda 2063 de l’Union africaine relatifs à l’élimination de la faim et la malnutrition sur le Continent. Au cours de la cérémonie de signature, le Ministre Koffi Ahoutou Emmanuel a rappelé les orientations nouvelles données par le Président de la République de Côte d’Ivoire, S.E.M. Alassane Ouattara, pour un CERFAM plus engagé et engageant. Il s’agit notamment de (i) faire du CERFAM un outil Continental africain à la disposition de tous les Etats, au-delà de ceux de l’Afrique de l’Ouest et du Centre ; (ii) d’ouvrir le partenariat à l’ensemble des parties prenantes, notamment les agences du système des Nations Unies concernées, dans une synergie d’actions ; et (iii) de fédérer toutes les initiatives de bonnes pratiques en matière de lutte contre la faim et la malnutrition. A cet effet, le Ministre Koffi Ahoutou Emmanuel a, au nom du Vice-Président de la République, encouragé les États et leurs partenaires à se l’approprier. # # # À propos de la République de Côte d’Ivoire La Côte d’Ivoire, Championne de l’Union Africaine pour le suivi de la mise en œuvre de l’agenda 2063, de l’Initiative African Leader for Nutrition (ALN), et du Mouvement mondial Scaling Up Nutrition (SUN), fait de la lutte contre la faim et la malnutrition, à travers le Président de la République, une de ses priorités dans son agenda continental. Il s’agit (i) d’avoir porté le plaidoyer, auprès de ses pairs, pour faire de 2022 une année africaine pour la nutrition, qui a abouti à la Déclaration d’Abidjan ; (ii)créé et mis le CERFAM à la disposition de tous les Etats africains ; (iii)etcrééle « Prix d’excellence continental pour la promotion de la sécurité alimentaire et la nutrition ». Au niveau national, sous l’autorité du Vice-Président de la République, le cadre de gestion et de financement de la nutrition a été renforcé. A propos du PAM Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies est le plus grand organisme humanitaire au monde. Le PAM sauve des vies en situations d’urgence et utilise l’assistance alimentaire pour ouvrir une voie vers la paix, la stabilité et la prospérité au profit de ceux qui se relèvent d’un conflit ou d’une catastrophe ou subissent les effets du changement climatique. À propos du CERFAM Le Centre d’Excellence Régional contre la Faim et la Malnutrition (CERFAM), désormais propriété de l’Etat de Côte d’Ivoire, est un Centre spécialisé dans la gestion des connaissances, l’assistance technique et la coopération Sud-Sud. Le Centre se positionne comme un Centre Continental, à la disposition de tous les Etas africains, ouvre son partenariat à l’ensemble des parties prenantes, et fédère toutes les initiatives en matière de bonnes pratiques. # # # Pour plus d’informations, veuillez contacter : Dr Patricia NGORAN, Conseiller technique à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire, patricianty@yahoo.fr – patricia.yoboue@presidence.ci Dr Marc NENE, Directeur du CERFAM, marc.nene@cerfam.ci